Roman, 108 p., BE/TH, 2015-en cours
Installation, enregistrement et exposition : 14.11.2015-31.01.2016, Galerie Nadine Feront, Bruxelles

Première partie : un texte choral
Entre le 14 novembre et le 20 décembre 2015, j’ai invité 76 personnes à visiter une tête d’agneau dans un jardin. Elle coûtait 5 euros au marché. C’était un visage et une oreille : devant, les langues se déliaient. J’ai enregistré les conversations pour les retranscrire. Cette nature, à la fois morte et vivante, se décomposait. Dans un chant collectif, un choeur, la chair s’est transformée en verbe. Une exposition et un premier livret en ont témoigné.
Émission radio incluant la lecture des premiers textes
Deuxième partie : un chant solo
Plus tard, je suis allé visiter mon père, moine bouddhiste au bord du Laos. Les moines aussi observent parfois la décomposition des corps. Quand ce père est mort, je n’ai pas pu aller à l’enterrement. La deuxième partie du texte est un chant solo. Un voyage vers l’étrangeté d’un territoire, d’une rencontre et d’une disparition.
Troisième partie : épilogue
Enfin, j’ai installé un dessin de nouveau-né pour que des personnes le déchirent. Quand je leur ai demandé de me renvoyer ces morceaux, certaines n’ont pas répondu. Le nouveau-né a été recomposé de manière parcellaire, comme transformé par le temps. Ainsi, désemparés devant le naturel de la mort et l’absence de rituels pour l’assimiler, les vivants inventent de nouvelles formes collectives, pour honorer les disparitions et les naissances.
« Agneau », roman
Les 3 parties forment un roman entre oralité, suspense et burlesque. Une forme de rire et de memento mori.







































